Gilles Garcia, ancien trésorier et dirigeant actif du club

Bonjour Gilles, peux-tu te présenter rapidement ?

Bonjour, j’ai pris ma première licence en 1968, dans le club de Caluire, anciennement Saint-Clair, mais mes premiers pas au foot se sont faits chez le club voisin, le FC Montessuy pendant une saison. J’ai joué dans toutes les catégories jusqu’à sénior, voire vétéran. J’ai connu beaucoup de belles personnes, tant joueurs que dirigeants, j’ai joué et j’ai également entraîné. Quand j’étais sénior, j’entraînais en parallèle des équipes de jeunes, les cadets et les minimes. J’ai notamment entraîné Laurent Couragier, votre président actuel et aussi Roberto Fornarini votre trésorier. Le président de l’époque, René Bergeron, m’a demandé de dépanner 6 mois le poste de trésorerie, et finalement ces 6 mois se sont transformés en… je ne sais plus, au moins 25 ans. J’ai arrêté en 2013 le poste de trésorier ainsi que toute autre fonction au CSC.

Quelle évolution as-tu pu remarquer au CSC ?

On avait mis en place une commission sportive, on a fait fonctionner le club sans directeur sportif les premières saisons (pas loin de 10 ans). Voilà c’était surtout sur le compte du bénévolat, puisque à l’époque il y avait seulement les entraîneurs seniors qui étaient indemnisés, après, progressivement, on a indemnisé les autres éducateurs. On est monté d’échelon en échelons dans le District du Rhône pour accéder ensuite en Ligue Rhône-Alpes pour emmener les 15 ans, les 17 ans et les 19 ans au sommet de la Ligue et les séniors en Honneur régional, dans les années 2010. On a mis 20 ans pour faire du club l’un des meilleurs de la région, les gens tapaient à la porte pour venir jouer et on refusait du monde car on était complet. Le CSC a également été le 1er club du Rhône labellisé FFF.
Quant aux séniors on n’a pas pu aller plus haut à cause de moyens financiers insuffisants et des structures sportives pas homologuées pour aller au-delà de l’Honneur.

Puis un nouveau président est arrivé en remplacement de Bernard Cavallazzio qui souhaitait prendre du recul. C’est devenu alors très compliqué, les bénévoles et moi-même sommes partis les uns après les autres, on a même compris qu’il ne voulait plus d’anciens, les gens qui étaient les racines du club. Il voulait faire d’une autre façon et s’est entouré de personnes pas vraiment compétentes, qui ont fait passer leurs intérêts personnels à la place de l’intérêt général. Ils ont coulé en 3 ans tout ce qu’on avait construit en 20 ans. On avait monté le club au plus haut niveau de la Ligue dans toutes les catégories…Ce président avait une gestion différente de la nôtre et pas les mêmes valeurs. C’est vraiment dommage, on avait fait un sacré boulot depuis la fusion en 1993, on était parti de très bas, au niveau sportif, financier et effectif.

Qu’est-ce que tu as particulièrement apprécié chez le CSC ?

Beaucoup d’amitié et de convivialité, c’est ce qui a fait notre force. Depuis gamin dans ce club, je n’ai rencontré que de bonnes personnes, en tant qu’éducateurs, copains, joueurs. Il y a eu des hauts et des bas mais je suis resté tout le temps. Des moments de galère mais aussi de bonnes rigolades. J’espère que Laurent, Roberto et son équipe arriveront à reconstruire mais je suis persuadé que le club à un avenir promoteur avec de belles perspectives.
Respecter les gens, le côté convivialité et familial c’est ce qu’il faut pour un club amateur.

Peux-tu nous raconter un souvenir qui t’a marqué au côté du CSC ?

Je dirais les fêtes du 1er mai, des journées très sympa, très conviviales. Et aussi toutes les autres fêtes qu’on organisait, comme les bals de fin d’année, plus de 500 personnes, toutes les générations confondues ! C’était des choses très importantes pour le club, tout d’abord pour les finances et aussi pour la convivialité et l’esprit familial. La première fête du 1er mai date de 1960 créée par nos anciens.

Je retiens aussi tous les tournois de fin d’année dans le Sud et en Bretagne, qui étaient la récompense pour les joueurs et les entraineurs auxquels participaient aussi les dirigeants et de nombreux parents.

Un autre hobby mis à part le football ?

Comme Patrick, la boule lyonnaise depuis l’âge de 10 ans !

Ton équipe de foot favorite hormis l’OL ?

Je dirais Barcelone et Liverpool, deux grands clubs historiques.

Un dernier mot à adresser à nos membres et licenciés ?

Je souhaite à l’équipe dirigeante actuelle de réussir dans leurs projets, de relever le club, je sais que c’est long mais qu’ils gardent toujours cet esprit de convivialité et d’amitié en plus du sérieux sur les terrains bien sûr.

Merci Gilles !